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Le bouvier bernois




Les Origines:


Voisin transalpin, le bouvier bernois, ne vient pas comme son nom pourrait le laisse deviner de la ville de Berne, mais du hameau de Dürrbach proche de Riggisberg où il est connu sous le nom de « Dürrbächler » bel et bien en Suisse.

Il y était utilisé dans les fermes (cette fois, comme son nom l’indique) pour garder les bovins, effectuer des travaux de traits et de garde.

Sa véritable origine historique est assez floue, il serait soit une race ancestrale très locale datant d’au moins 4000 ans avant J-C, soit un descendant des dogues du tibet apportés par les romains lors de leurs conquêtes.


Caractéristiques physiques:


Ce grand costaud peut varier entre 60 et 70 cm au garrot pour un poids idéal entre 50 et 60kg en fonction du sexe et de l’individu.

Il possède un poil long, lisse et légèrement ondulé avec une robe toujours tricolore à dominance noire. Etant inscrit au LOF depuis 1955, il existe une liste non exhaustive de critères pour l’invalidation, notamment le port de la queue trop basse ou trop haute, un poil bouclé ou bien même la couleur des yeux.





Le gardien polyvalent:


Son caractère attentif et vigilant fait de lui un chien de garde idéal sans être un aboyeur compulsif. Sa faculté d’adaptation l’a transformé au fil des générations pour en faire un chien docile, équilibré et affectueux. Son seul défaut sera de ne pas se rendre compte de sa corpulence et en fait un chien parfois maladroit, nous vous conseillons de lui laisser de la place à votre domicile pour qu’il puisse circuler.

Encore un effet positif de ses premiers usages où il gardait des bovins, il est très facile de le socialiser avec d’autres espèces pour peu que l’autre animal accepte son entrain et sa jovialité naturelle accompagné de son grand gabarit.

Etant une race très sociable, il est important de multiplier les contacts avec ses congénères pour qu’il soit épanoui. Il est d’un naturel calme et les jeux trop brutaux ou des hurlements trop bruyants vont l’inciter à s’éloigner.

Sa meute (c’est-à-dire vous) est aussi très importante à ses yeux et vous vous rendrez rapidement compte qu’il sera heureux de vous retrouver le plus tôt possible et supportera mal d’être laissé en garde sans personne qu’il connaisse.

Son éducation doit commencer tôt et être menée avec bienveillance pour être efficace par la suite, il est facile à vivre et l’acquisition de nouveaux ordres se fait généralement simplement.


Santé:


La croissance du bouvier bernois est assez spectaculaire les premiers mois il prendra 1kg par semaine ! Il est donc important d’avoir une alimentation adaptée à ses besoins tout en évitant le surpoids, qui peut être dangereux pour la femelle en créant des problèmes urinaires et ne l’aidera pas en cas de forte chaleur, période où il est déjà sensible. Une palpation mensuelle accompagné d’un brossage vous permettra de savoir où en est votre compagnon sous son amas de poil.

Sa grande taille le ne l’aide pas notamment sur le syndrome de dilatation torsion de l’estomac (SDTE) et la dysplasie que les éleveurs tentent de supprimer complètement en écartant les spécimens à risque.

Malheureusement souvent victime de cancers (9,7% des individus) il est primordial d’avoir un suivi régulier à partir de ses 3 ans. Cela nuit énormément à son espérance de vie qui varie entre 7 et 10 ans.



Trivia:


Il était appelé « le cheval du pauvre » car il servait à tirer des carrioles de lait entre fermes et fromageries.





Il n’a pas de période particulière de mue et perds son poil toute l’année (au grand dam de ses propriétaires)


Une portée de bouvier bernois peut monter jusqu’à 14 chiots, la portée moyenne reste de 8 cependant.

Il a la particularité de ne pas baver « excessivement » chaque individu est bien entendu différent et c’est surtout les babines tombantes qui favorise le bavage.

La forme particulière de son plastron blanc est appellée croix de Saint Georges (ou fohkijookde en suisse)


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